mardi 28 décembre 2010

L'Église persécutée (toi les tu)

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L'Église persécutée (toi les tu)

par Gilles Bellavance, 27 décembre 2010, à 22:48
L'église persécutée
Merci au Pasteur Jonathan Bersot pour cette belle prédication digne d’un enfant de Dieu. voir le lien qui suis.
http://topchretien.jesus.net/toptv/view/13120/une-eglise-en-mission_jonathan-bersot-leglise-persecutee.html
comprendre le privilège que j’ai de partager librement l’évangile.
Témoignage de Gilles Bellavance après le visionnement du lien ci haut
cela ma fait du bien de voir et comprendre le message du pardon et les témoignages vidéo sur la persécution au travaille le monde, et des témoignages de personne qui pris la voix du pardon aux lieux de la vengeance quel amour qui déverse avec leur foi ces saints au travaille le monde.
Encore je vous dis merci et je partage se cour message de 45 minutes sur notre réseau face book MSN.
Jai eu impression d’avoir écouté que quel que minute tellement que ça passé vite ce message de L'église persécutée me faire comprendre le privilège que j’ai de partager librement l’évangile au Québec.

Écrivez nous ce que vous avec du vivre pour votre foi (ex : rejet par votre famille, séparation, battue, critiquée, et autre,) nous voulons partager avec autre chrétien pour nous édifier les uns avec les autres au travaille de notre site   www.cafechretien.ca
Articles publié par de Gilles bellavance
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voici quel que lien pour mieux comprendre
http://www.portesouvertes.fr/
http://topchretien.jesus.net/topmessages/view/6736/persecution-pour-la-foi.html

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Persécution pour la foi
Par John Roos

"Le prêtre Paschhour […] entendit Jérémie prophétiser de cette manière ; alors, il fit battre le prophète, puis le fit attacher au pilori." Jérémie 20.1-2
"Tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés" a écrit Paul (2 Timothée 3.12). Pour beaucoup, la persécution prend la forme de moqueries et de railleries. D'autres perdent leur emploi ou connaissent des difficultés financières. Certains sont jetés en prison, torturés et même mis à mort.

Souvenez-vous aujourd'hui de ces frères et sœurs en Christ qui sont persécutés.
Dans notre monde actuel, des millions de chrétiens souffrent pour leur foi. Selon un rapport de l'annuaire allemand "Maertyrer 2007" ("Martyrs 2007"), "au moins 200 millions de chrétiens subissent la persécution et la discrimination pour leur foi."

La situation d'un grand nombre de chrétiens s'est détériorée. Par exemple, "trois chrétiens irakiens sur quatre ont quitté leur pays par crainte d'être harcelés, assassinés ou enlevés". Dans plusieurs pays à dominance musulmane, les chrétiens font continuellement l'objet de persécutions et beaucoup ont été assassinés. Nombreux sont ceux qui doivent choisir entre se convertir à l'Islam ou être expulsés du pays, voire tués.

Jérémie connut la persécution à plusieurs reprises, même de la part de chefs religieux comme Paschhour. Les paroles du prophète mirent ce prêtre dans une telle colère qu'il le fit battre et jeter en prison. Cette persécution particulière fut de courte durée, car Jérémie fut relâché dès le lendemain. Dieu savait ce qui s'était passé. Il n'avait pas oublié son serviteur Jérémie qui avait répondu fidèlement à son appel.

Et comble d'ironie, "Paschhour" signifie "liberté". Le prêtre se sentit sans doute libre de jeter Jérémie en prison, mais ce fut ce dernier qui expérimenta la véritable liberté, parce qu'il avait confiance en Dieu et qu'il lui obéissait fidèlement. Il savait que Dieu prendrait soin de lui.

Souvenez-vous aujourd'hui de ces frères et sœurs en Christ qui sont persécutés. N'acceptez pas de compromis mais défendez fermement la foi biblique. Soutenez les ministères qui apportent l'Évangile au monde. Priez et donnez afin que des vies soient changées.
Une prière pour aujourd'hui

Père, je prie pour ceux qui sont persécutés pour leur foi. Je te consacre mon temps, mes talents et mes ressources. Utilise-moi pour aider à apporter l'Évangile au monde. Au nom de Jésus. Amen.


John Roos
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a persécution dans la vie de Paul
Jacqueline Muston
PREMIÈRE PARTIE
I. INTRODUCTION
Vous aurez des tribulations dans le monde, mais prenez courage. j'ai vaincu le monde. (Jean 16: 33)
Ces paroles du Seigneur, sorte de testament que Jésus laisse à ses disciples peu avant son arrestation, attestent la réalité de la persécution pour celui qui veut Lui obéir. En effet, à plusieurs reprises, Jésus a enseigné à ses disciples qu'ils seraient haïs de tous à cause de son nom. Et même, Il les exhorte à considérer ce fait non seulement comme normal pour leur vie, mais à l'accepter comme un privilège et un sujet de joie, sachant que Lui-même a subi le même sort.
La persécution occupe une place non seulement dans l'enseignement de Jésus, mais aussi dans sa vie. Plusieurs fois au long de son ministère, Il a échappé à la mort, pour finalement être abandonné de tous et achever sa vie sur une croix. Au travers de son enseignement et de sa vie, Jésus nous montre que la persécution fait partie des conditions de vie du chrétien, appelé à suivre le même chemin que son Seigneur.
Les disciples ne peuvent prétendre à un autre traitement que leur Maître: à sa suite, comme Lui et à cause de Lui, ils sont persécutés (Jean 15: 20; 16: 1 ss) ; ils ont à boire sa coupe et à être baptisés de son baptême (Marc 10: 39) ; en eux, Jésus revit sa persécution (Act. 9: 4 ss, cf. Col. 1 : 24) ; c'est pour eux une grâce (Phil. 1 : 29) et donc une source de joie (1 Pi. 4: 12 ss) ... Dans l'Eglise, les persécutions sont le signe et la condition de la victoire définitive du Christ et des siens. 1)
C'est ce que nous pourrons précisément découvrir dans la suite de cette étude. En effet, la vie de Paul illustre concrètement les enseignements de Christ à ce sujet et prouve que les promesses du Seigneur se réalisent. Tout au long de son existence avec Christ, Paul a répondu concrètement à l'appel du Seigneur :
Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même. qu'il se charge de sa croix et qu'il me suive (Mat. 16: 24).
II BIOGRAPHIE DE PAUL
1) Le persécuteur
Pourquoi cet attroupement aux abords de Jérusalem ? Que se passe-t-il ? Etienne, un chrétien, vient d'être lapidé à cause de son témoignage, de sa foi au Fils de Dieu. Ses bourreaux ont déposé ses vêtements au pied d'un jeune homme nommé Saul. Qui est-il, ce Saul qui vient d'approuver le meurtre d'un innocent ? Né à Tarse, Israélite de la tribu de Benjamin, Saul, connu plus tard sous le nom de Paul, est un homme pieux, un pharisien, animé d'un zèle excessif pour la tradition de ses pères. C'est un homme violent, plus avancé dans le judaïsme que beaucoup de ceux de son âge et de sa nation. Son zèle pour la religion juive fera de lui un meurtrier. En effet, Saul est bien connu comme persécuteur; il a une grande influence sur les gens de sa nation (Actes 9: 1-2, 21 : 13). Il a même reçu des principaux sacrificateurs le pouvoir de mettre en prison les chrétiens. Ecoutons-le relater ce qu'il a fait :
Pour moi, j'avais cru devoir agir vigoureusement contre le nom de Jésus de Nazareth. C'est ce que j'ai fait à Jérusalem. J'ai jeté en prison plusieurs des saints, ayant reçu ce pouvoir des principaux sacrificateurs et, quand on les mettait à mort, je joignais mon suffrage à celui des autres. Je les ai souvent châtiés dans toutes les synagogues, et je les forçais à blasphémer. Dans mes excès de fureur contre eux, je les persécutais même jusque dans les villes étrangères (Actes 26 : 9-11).
Mais un événement unique, décisif pour son avenir, sa rencontre avec Jésus-Christ ressuscité, l'obligera soudain à changer de rôle. De persécuteur acharné de l'Eglise, il deviendra le persécuté pour Christ. Son engagement pour Christ sera tellement étonnant et visible que beaucoup donneront ce témoignage en parlant de lui :
« Celui qui autrefois nous persécutait annonce maintenant la foi qu'il s'efforçait de détruire » (Gal. 1 : 23).
2) Le persécuté
Dès le début de sa conversion, Paul, qui s'est déchaîné avec tant de violence contre les chrétiens, apprendra à souffrir pour le nom de Jésus. Le Seigneur le révèle déjà à Ananias lorsqu'il l'envoie auprès de Paul. Peu après sa conversion, Paul se met à proclamer que Celui qu'il persécutait en s'attaquant aux chrétiens est vraiment le Fils de Dieu. Les réactions de ses auditeurs ne tardent pas à se manifester. Ses compatriotes complotent de le tuer, mais Dieu, le Tout-Puissant, veille sur cet instrument qu'il s'est choisi pour porter son nom devant les nations, les rois et les fils d'Israël. Cette protection du Seigneur, Paul l'expérimentera tout au long de sa vie, alors qu'il est sans cesse question d'opposition. de persécution contre lui.
a) Dans les Actes des apôtres
A Damas (9 : 23-25), des Juifs complotent de le tuer. Paul leur échappe en descendant dans une corbeille le long de la muraille qui entoure la ville.
A Jérusalem (9 : 26-30), Paul rencontre tout d'abord une certaine méfiance parmi les chrétiens qui, au début, ont de la peine à le reconnaître comme l'un des leurs. Débordant de zèle pour le Seigneur, Paul parle même aux Hellénistes qui chercheront à le faire mourir.
A Antioche de Pisidie (13: 45, 50), les Juifs jaloux de l'influence de Paul et Barnabas sur la population s'opposent à leur prédication par toutes sortes de contradictions et d'injures. Ils provoquent une persécution en excitant des femmes dévotes et les principaux sacrificateurs contre Paul et Barnabas, qui sont finalement chassés de la ville.
A Icone (14 : 1-6), les Juifs qui refusent de croire à la prédication de l'Evangile poussent les païens à s'opposer aux chrétiens. La ville se divise en deux clans. Les païens et les Juifs qui refusent la Parole de Dieu, encouragés par leurs chefs, projettent de lapider Paul et Barnabas.
A Lystre (14: 19-22), un jour, Paul se met à annoncer l'Evangile à la suite de la guérison d'un boiteux de naissance. Tout à coup arrivent d'Icone et d'Antioche des Juifs qui s'emparent de Paul, le lapident et le traînent hors de la ville, pensant qu'il est mort. Mais Paul se relève aussitôt, retourne dans la ville et le lendemain repart pour Derbe dans le but d'évangéliser. Ensuite, en dépit de tous les dangers qu'il court, il retourne à Icone et à Antioche pour « fortifier l'esprit des disciples, les exhorter à persévérer dans la foi et leur dire que c'est par beaucoup de tribulations qu'il nous faut entrer dans le Royaume de Dieu » (Actes 14: 22).
A Philippes (16: 19-40), Paul guérit une femme en chassant le démon qui l'habitait. Les maîtres de cette dernière, dans leur colère, se saisissent de Paul et Silas, puis les traînent devant les magistrats et après avoir été battus de verge, ils sont jetés en prison. Paul et Silas profitent de la situation pour témoigner. Ils se mettent à prier et louer le Seigneur en chantant de telle manière que tous les prisonniers peuvent les entendre. Répondant à leur confiance, Dieu intervient par le moyen d'un tremblement de terre qui ébranle les fondations de la prison. Les portes s'ouvrent, les liens des prisonniers tombent. C'est l'occasion inattendue pour Paul et Silas d'organiser une réunion d'évangélisation qui permettra au geôlier et à ceux de sa maison de trouver le Seigneur. Après cet encouragement du Seigneur, Paul et Silas retrouvent leur liberté, mais ils doivent quitter la ville.
A Thessalonique ( 17 : 5-9), les Juifs jaloux provoquent des attroupements et répandent l'agitation dans toute la ville. N'ayant pas trouvé Paul et Silas, ils maltraitent d'autres chrétiens. De nuit, Paul et Silas sont obligés de quitter la ville.
A Bérée (17: 13-14), les Juifs de Thessalonique les rejoignent pour exciter la foule contre eux.
A Corinthe (18: 6, 12-15, les Juifs ne laissent pas Paul tranquille. Ils lui font opposition, l'injurient et le mènent devant le~tribunal.
A Ephèse (19: 23-40) , Paul découvre bien vite que toute la ville est jetée dans le trouble et la confusion à cause de la prédication de l'Evangile en Asie. La foule remplie de colère crie à plein gosier : « Grande est la Diane des Ephésiens ». Les disciples. empêchent Paul de se présenter devant la foule.
En route pour la Syrie (20 : 3), les Juifs dressent des embûches à Paul et l'obligent ainsi à changer de direction.
A Césarée (21 : 10-14), Paul rencontre Agabus qui confirme par une prophétie que des liens et des tribulations l'attendent (20: 22-24). Mais Paul est prêt à mourir pour le nom du Seigneur (21 : 13).
A Jérusalem (21: 17 au 23: 30), les Juifs d'Asie provoquent une émeute. La foule se saisit de Paul et lui donne des coups. C'est alors que le service d'ordre des Romains intervient pour empêcher la foule de le tuer. Paul est aussitôt enchaîné et conduit à la forteresse. Avant d'y entrer; il demande l'autorisation de parler, et il rend témoignage à la foule. Détenu à la forteresse, il est battu de verges. Puis après avoir été informés d'un complot organisé par les Juifs pour tuer Paul, les Romains le conduisent avec une escorte à Césarée.
A Césarée (23 : 31-26 : 32), il est détenu pendant deux ans, période durant laquelle il comparait à plusieurs reprises devant les autorités.
A Rome (28: 16-31), Paul est mis sous liberté surveillée. Nous n'avons que peu de détails sur la fin de sa vie. D'après les commentaires 2), il semble que ce régime de liberté surveillée n'a pas duré au-delà des deux ans mentionnés dans Rom. 28 : 30 ; après cette période, Paul est relâché et il continue ses voyages. Puis il revient à Rome où l'atmosphère est tendue. L'incendie de Rome est un incident au sujet duquel on profite d'accuser les chrétiens. Une persécution se déclenche alors sous l'impulsion de Néron. Paul est de nouveau emprisonné, puis condamné à mort, sans que nous ne connaissions les motifs de cette arrestation. La tradition rapporte que Paul aurait été décapité. 3 )
b) Dans les Epîtres
Toute l'opposition que Paul a rencontrée, toutes les persécutions qu'il a vécues ne sont pas relatées dans les Actes. Paul a connu bien d'autres tribulations. Il nous en donne un résumé dans Il Cor. 11 : 23-33 :
...par les travaux, bien plus; par les coups, bien plus; par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort, cinq fois j'ai reçu des Juifs quarante coups moins un, trois fois j'ai été battu de verges, une fois j'ai été lapidé, trois fois j'ai fait naufrage, j'ai passé une nuit dans l'abîme. Fréquemment en voyage, j'ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux-frères. J'ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité. Et sans parler d'autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les Eglises.
Il est intéressant de constater que toutes les persécutions que Paul a connues ont eu des conséquences pratiques pour l'évangélisation du monde. En effet, chaque fois que Paul a dû quitter une ville parce qu'il était en danger, ce départ l'a poussé à porter l'Evangile dans un endroit où il n'avait pas encore été annoncé.
D'autre part, il est important de souligner que Paul n'était pas un sur-homme, insensible aux souffrances, aux mauvais traitements. Lui-même nous rapporte à plusieurs reprises qu'il a souffert (II Cor 11 : 23-28) et même qu'il a été accablé au-delà de ses forces. à tel point qu'il n'avait même plus l'espoir de demeurer en vie (II Cor. 1 : 8-9). Il est donc important de réfléchir à l'attitude de Paul au sein de ses souffrances et à se demander ce qui lui a permis de tenir ferme en pareilles circonstances.
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La persécution dans la vie de Paul (2)
Jacqueline Muston
DEUXIÈME PARTIE
III. SA JOIE DANS LES SOUFFRANCES
Paul a souffert physiquement, moralement et en dépit de cela, il est rempli de joie. Sa joie bouillonne, éclate à tel point qu'elle transparaît au travers de ses écrits. C'est étonnant et même contradictoire de souligner que les persécutions, les souffrances, les séjours en prison, les coups, les dangers qu'il a rencontrés le poussent à se réjouir toujours plus. Cette joie s'intensifie à tel point que, tout près de la mort, averti par l'Esprit que d'autres tribulations l'attendent encore, il peut rassurer les anciens d'Ephèse réunis pour prendre congé de lui. Il leur dit: ma vie n'a pas d'importance, l'essentiel c'est la mission que le Seigneur m'a confiée. Peu importent les difficultés, les tribulations, pourvu que je marche jusqu'au bout avec joie (Actes 20: 24).
II est important de souligner que Paul est un homme comme les autres. La fragilité et la faiblesse humaines ne l'ont pas épargné; le découragement et la tristesse ne lui ont pas été inconnus (II Timo 1 : 16). Et pourtant, c'est en prison qu'il écrit cette exhortation: « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur » (Phil. 4 : 4 ; 3 : 1), expression même de ce qu'il vit, fruit de son expérience. Il est placé dans une situation telle qu'il peut concrètement dire: c'est vrai, la joie du Seigneur est ma force (Néh. 8 : 10); « je puis tout par Celui qui me fortifie » (Phil. 4: 13). Il est tellement rempli de l'Esprit, que la souffrance a sur lui comme conséquence de faire couler abondamment la joie. Il va même jusqu'à prétendre que ses souffrances présentes, en l'occurrence son emprisonnement, sont pour lui une raison de se réjouir (Col. 1 : 24; Philo 2: 17).
A diverses reprises, Paul démontre que la joie du Seigneur n'est pas liée aux situations, aux événements. Le témoignage de sa vie avec Christ, source de toute joie, prouve qu'en dépit de notre vision humaine des choses, il est possible d'être toujours joyeux. C'est une vie à la portée de celui qui a mis sa confiance dans le Seigneur et qui sait que lui seul est capable de te sortir de toutes situations, même de la mort (II Cor. 1 : 9-10; 7: 4, 7). C'est parce que Paul vit pleinement l'Evangile qu'il peut dire: « je suis comblé de joie au milieu de toutes nos tribulations ».
En effet, dans l'expérience quotidienne de Paul, la joie est un des éléments qui caractérisent le Royaume de Dieu et qui se manifestent par l'Esprit. Elle est un des traits de caractère indispensables pour celui qui désire marcher avec le Seigneur dans le but de Lui être agréable (Rom. 14: 17). C'est au travers de cette découverte, vécue dans la dépendance de Christ, que Paul peut donner cet ordre: « soyez toujours joyeux », ordre qu'il a tout d'abord suivi lui-même en toutes circonstances.
Cette joie, Paul a dû l'apprendre au fil des événements de sa vie. Lui-même nous dit: « J'ai appris à être content de l'état où je me trouve » (Phil. 4 : 11). En prison, alors qu'il avait humainement le droit de s'apitoyer sur lui-même, il a appris à se réjouir de toute chose. Dans cette perspective, il sait relever le positif, ce qui glorifie le Seigneur et il peut se réjouir de ce que le nom de Christ est annoncé, même si certains le font dans le but de lui susciter des tribulations (Phil. 1 : 19).
Au travers des épreuves, les progrès de ceux qui lui sont confiés, leur marche dans la foi, dans l'amour, dans la connaissance de Dieu sont aussi pour lui autant de sujets de joie (I Thess. 2 : 9 ; Il Cor. 7 : 4-7 ; Phil. 1 : 5 ; 2 : 2;4:10;Col.2:5).
Dans sa façon de vivre la joie du Seigneur, Paul va même plus loin. Si le sacrifice de sa vie peut stimuler la foi des croyants qui lui ont été confiés, ce sera pour lui encore une raison de se réjouir (Phil. 2: 16-18).
Sa liberté dans la captivité
Toute la vie de Paul et ses écrits respirent la pleine liberté que donne l'Esprit de Dieu. Peu importe que son corps soit enchaîné, son esprit est libre. C'est ce qu'il montre aux Philippiens en leur parlant de son emprisonnement à cause de l'Evangile. Humainement, il a perdu sa liberté, cependant il connaît la vraie liberté. Il est tellement libre qu'il n'hésite pas à proclamer dans toute la prison qu'il est disciple de Jésus, alors que cela pourrait alourdir sa peine en donnant des arguments à ses accusateurs.
En effet, toute son attitude reflète cette liberté. Il suffit de relater l'incident vécu à Philippes pour le constater. Paul et Silas viennent d'être battus et jetés en prison à cause de leur témoignage pour le Seigneur. Rien ne les arrête; au milieu de la nuit, ils se mettent à prier et à louer le Seigneur en chantant. Ils ne le font pas en sourdine, mais assez fort pour que tous les entendent.
Paul est tellement libre face aux circonstances qu'il peut, même au sein de l'épreuve. encourager les autres à ne pas s'inquiéter. mais en toutes choses à faire confiance au Seigneur, qui est fidèje (Phil. 4: 6-7).
Sa liberté intérieure le pousse non pas à demander que l'on prie pour sa libération. Mais pour qu'il puisse annoncer la Parole de Christ avec puissance.
Priez pour moi, afin qu'il me soit donné, quand j'ouvre la bouche, de faire connaître hardiment et librement le mystère de l'Evangile, pour lequel je suis ambassadeur dans les chaînes, et que j'en parle avec assurance comme je dois ên parler.(Eph. 6 : 19-20).
Au travers de ses tribulations, Paul est tellement abandonné au Seigneur, connaissant en Lui une totale liberté, qu'une seule chose importe pour lui : la gloire de Dieu.
Son amour :

a) pour Christ
Dès sa rencontre avec le Seigneur, Paul aime Jésus. Il s'attache à Lui de plus en plus. Sa façon de décrire le Seigneur et la place qu'il Lui assigne dans ses épîtres sont une démonstration de son amour pour Lui. Sa vie toute entière en est aussi la manifestation concrète (Act. 15: 26; 21 : 13) et confirme la parole de Jésus: « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jean 15: 13). Jésus est non seulement le meilleur ami de Paul, mais bien plus. Il est sa vie, le trésor le plus précieux.
b) pour les croyants
Son amour pour les croyants est tellement grand, qu'il est prêt à donner sa vie pour ceux qui lui sont confiés. Ses souffrances sont telles qu'à certains moments, il préfère mourir pour être auprès du Seigneur. Mais bien vite son amour prend le dessus et il accepte sa situation avec joie, se réjouissant même de ce qu'il supporte pour l'affermissement de la foi des croyants (Phil. 2: 17).
Au sein même de l'épreuve, Paul pense encore aux chrétiens pour qui il a lutté et lutte encore. Son amour se traduit par une prière intense, incessante pour ceux qui lui sont confiés, dans le désir ardent de les voir grandir dans la connaissance du Seigneur (Eph. 1 : 15-19).

c) pour les non-croyants
Paul est aussi rempli d'amour pour les non-croyants. On le voit tout particulièrement sur le navire lorsqu'il est en route pour Rome en pleine tempête. Il prend soin de ses compagnons de voyage en les exhortant à prendre courage et en les invitant à manger après ses longs jours d'angoisse (Actes 27).
Son amour se perçoit aussi dans ses rapports avec les autorités devant lesquelles il doit comparaître, Mais c'est surtout son désir intense, son souci constant d'annoncer l'Evangile à ceux qui ne le connaissent pas qui soulignent ce trait de caractère de l'apôtre (Col. 4 : 3 ; Il Thess. 3 : 1).
Son témoignage :
a) vis-à-vis des non-croyants
Plusieurs récits des emprisonnements de Paul nous montrent qu'il profite de ces occasions pour parler de Christ à ceux qui ne le connaissent pas (Act. 16: 25-31 ; Phil. 1 : 13). C'est précisément à cette tâche que Dieu l'a appelé. Il n'a pas peur de manifester ouvertement qu'il a confiance en Dieu. On le constate tout particulièrement sur le navire lorsqu'il est en route pour Rome (Act 27 : 25). En toutes circonstances, Paul désire ardemment amener les non-croyants à rencontrer Jésus. Cet amour profond pour ceux qui se perdent lui donné de la hardiesse pour témoigner même devant les autorités.
Que ce soit bientôt ou que ce soit tard, plaise à Dieu que non seulement toi, mais encore tous ceux qui m'écoutent aujourd'hui vous deveniez tels que je suis, à l'exception de ces liens.(Act. 26: 29).
b) vis-à-vis des croyants
L'attitude de Paul dans la persécution a pour effet de donner aux chrétiens plus d'assurance pour annoncer l'Evangile. Pour les croyants, Paul est un modèle comme Jésus en est un pour lui. Il exhorte chacun à l'imiter comme lui-même est imitateur de Christ. Les paroles et les écrits de Paul ont du poids parce que tout ce qu'il proclame, il l'a déjà vécu et il le vit lui- même jour après jour. Un commentateur (1) faisait remarquer qu'à plusieurs reprises Paul exhorte les Philippiens à se réjouir dans le Seigneur. Il peut sincèrement le faire car ces croyants l'ont vu éclater de joie au travers des tribulations qu'il a connues à Philippes. Sa vie de prière au sein de l'épreuve est aussi un exemple à suivre pour les chrétiens (Eph. 1 : 15-19).
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a persécution dans la vie de Paul (3)
Jacqueline Muston

TROISIÈME PARTIELE SECRET DE PAUL POUR TENIR FERME


1) Sa révélation de Christ
Sur le chemin de Damas, Paul a eu une révélation de Christ. Il a vu et entendu Celui qu'il persécutait.
La vision que Paul a de Christ est toute imprégnée de sa connaissance de l'Ancien Testament en tant que Juif. En effet, Jésus est l'accomplissement des promesses faites à Abraham. Il est la réalisation des prophéties données au peuple d'Israël. Paul insiste sur la notion du sacrifice de Christ livré pour nous comme offrande à Dieu (Eph. 5 2). C'est une allusion à l'acte de purification que devaient accomplir les sacrificateurs de l'Ancienne Alliance pour le peuple.
Christ est « l'image du Dieu invisible » (Col. 1 15). Comme le dit Hébr. 1 : 3 : « Il est le reflet de la gloire de Dieu et l'empreinte de sa personne », Tout a été créé en Lui, par Lui et pour Lui. Jésus est le Fils de Dieu sa résurrection en est une preuve (Rom. 1 4). Il est le Christ, c'est-à-dire l'Oint, ou en hébreu, le Messie, « Celui qui a reçu, par l'Esprit de Dieu reposant sur lui, le pouvoir de délivrer son peuple et d'établir son Royaume ».
Jésus est la manifestation visible de la grâce de Dieu. Il est Lui-même notre salut, notre justification. Paul donne une place importante à l'oeuvre de la croix par laquelle nous sommes morts et ressuscités avec Christ, Il a conscience des conséquences extraordinaires de la mort et de la résurrection de Jésus dans la vie du croyant. Paul vit pleinement cette réalité, ce qui lui permet de dire en toute sincérité « J'ai été crucifié avec Christ; si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi » (Gal. 2 : 20).
Jésus est aussi l'amour de Dieu manifesté concrètement. En effet, Dieu a déversé en Christ, venu vivre dans un corps comme nous, tous les caractères de sa nature divine. C'est pourquoi connaître Jésus, marcher avec Lui, c'est être comblé de tout ce qu'il faut pour vivre, puisqu'il est Lui-même notre vie, notre résurrection (Col. 2 : 9-10).

2) Sa confiance totale dans le Seigneur
Paul met sa confiance totale dans les promesses du Seigneur. Sa vision de l'oeuvre de la croix, sa révélation de la toute-puissance de Christ sont le moteur même de sa foi.
Toutes les tribulations subies concourent à l'affermissement de sa foi. Ces événements douloureux le poussent à s'attacher toujours plus au Seigneur, à compter sur son secours et sa présence alors que ses amis l'ont abandonné. Il sait mettre Dieu à l'épreuve et le Seigneur honore sa confiance. Paul croit que Dieu est fidèle, et il le réalise pratiquement au milieu des circonstances qu'il vit (II Cor. 1 : 8-10).
Paul est convaincu que Jésus est vivant. Il sait, par la foi, que Christ vit en lui et il attend que Dieu le manifeste dans sa vie par des faits concrets. En Jésus, il est devenu une nouvelle créature, Il croit que la position de victoire que Jésus a acquise à la croix est aussi la sienne. SI Jésus est vainqueur du péché, de la mort, de toutes les puissances de l'ennemi, Paul croit fermement et déclare que « dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimés » (Rom. 8 37).

3) Sa consécration totale au Seigneur
La consécration de Paul découle directement de sa vision de Christ. C'est parce qu'il a compris et qu'il a réalisé jour après jour les conséquences directes et profondes de l'oeuvre de Christ dans sa propre vie, qu'il peut dire ce qu'il dit aux Philippiens (Phil. 3 8). Paul atteste ainsi le principe même de l'enseignement de Jésus, c'est-à-dire que nous vivons réellement dans la mesure où nous acceptons de perdre notre vie, de mourir. Paul n'a qu'un seul but: Jésus-Christ. Il concentre tous ses efforts sur Celui qu'il a tout d'abord persécuté et qui maintenant est devenu sa vie. Seul Christ importe pour lui, seul Christ a de la valeur dans le monde dans lequel il vit. Alors dans cette optique, tout le reste devient accessoire. Cette bonne nouvelle de la grâce de Dieu qu'il a reçue et qui a transformé complètement sa vie est tellement importante que sa propre vie n'est rien en comparaison (Act. 15: 26 20: 24).
Alors qu'il va au devant de nouvelles persécutions à la fin de sa vie, la réponse qu'il donne à ceux qui s'apitoient sur son sort, lorsqu'il prend congé d'eux, nous étonne et nous fait réfléchir. « Je suis prêt non seulement à être emprisonné, mals même à mourir pour le nom de Christ ». Sa prédication n'est pas une théorie, mais une vie, Il a vécu lui-même les exhortations à offrir notre corps en sacrifice pour le Seigneur (Rom. 6: 13 12 : 21), à avoir les sentiments qui étaient en Jésus. Sa prédication est l'attestation même de ce qu'il a vécu quotidiennement (Act. 21: 13).
Paul n'a plus rien à perdre, au contraire, il a tout à gagner, car il ne considère pas ses propres intérêts, mais ceux de Christ. C'est pourquoi avec assurance, il peut aussi dire que Christ est sa vie et que la mort lui est un gain, car par ce moyen son espérance se réalisera et il verra Christ tel qu'il est.

CONCLUSION
Au début de cette étude, nous avons constaté que la persécution a occupé une place importante dans l'enseignement et la vie de Jésus. Elle est une des conditions inévitables de la vie du disciple. Nous avons pu aussi le découvrir en réfléchissant sur la vie de Paul. Lui-même, dans une de ses lettres, résume cette réalité en écrivant :

« Tous ceux qui veulent vivre pieusement en
Jésus-Christ seront persécutés » (II Tim. 3 12). Cette pensée de l'apôtre est aussi confirmée par la vie de nombreux croyants ayant vécu après lui. En effet, tout au long des siècles, l'histoire de l'Eglise nous parle du sang des martyrs qui a coulé à cause du nom de Jésus et pour sa gloire. Aujourd'hui encore, la persécution des chrétiens est une réalité. Pensons à certains pays d'Asie, d'Afrique, d'Europe de l'Est et même à certains chrétiens dans les pays christianisés.

En façe de tels faits, nous ne pouvons pas rester indifférents. Le témoignage de Paul, son rayonnement au sein de la tribulation, sa consécration au Seigneur, doit nous amener à nous poser une question dans notre désir de marcher avec le Seigneur et de Lui obéir, sommes-nous prêts à accepter de suivre le chemin de la persécution par amour pour Lui ?


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Chrétiens persécutés
<span>Pasteur Lucien Clerc</span>

Lisons dans l’évangile de Matthieu juste à la fin des béatitudes, au chapitre 5 les versets 10-12:
« Heureux ceux qui sont persécutés pour la Justice, car le Royaume des cieux est à eux. Heureux serez vous qu’on vous outragera, qu’on vous persécutera, qu’on dira de vous toute sorte de mal à cause de moi, réjouissez vous et soyez dans l’allégresse parce que votre récompense sera grande dans les cieux; car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous.»
Le Seigneur Jésus préparait les siens à des temps difficiles; et ils sont survenus, particulièrement au temps où l’apôtre Pierre écrivait sa première épître (1P) et nous allons y lire plusieurs passages au fur et à mesure que nous avancerons.
Au Chapitre 4 de la première épître de Pierre(1P) aux versets 12-19 nous lisons:
«Mes frères, mes bien aimés, ne trouvez vous pas étrange de vous trouver dans la fournaise de l’épreuve comme s’il vous arrivait quelque chose d’extraordinaire; réjouissez vous au contraire de la part que vous avez aux souffrance de Christ afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l’allégresse lorsque sa gloire apparaîtra. Si vous êtes outragés pour le nom de Christ vous êtes heureux parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu repose sur vous. Que personne d’entre nous, en effet, ne souffre comme meurtrier ou voleur ou malfaiteur ou pour s’être ingéré dans les affaires d’autrui; mais si quelqu’un souffre comme chrétien qu’il n’en ait pas honte et que plutôt il glorifie Dieu à cause ce Nom, car c’est le moment où le jugement va commencer par la maison de Dieu; si c’est par nous qu’il commence, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de Dieu ? Et si le Juste se sauve avec peine, que deviendront l’impie et le pécheur? Ainsi, ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu, remettent leur âme au fidèle Créateur, faisant ce qui est bien».
Jésus avait annoncé des tribulations, des persécutions, comme nous l’avons vu dans les béatitudes; nous pensons aussi à ce verset de Jean 7.33: «Vous aurez des tribulations dans le monde mais prenez courage, j’ai vaincu le monde». Les persécutions, dès les débuts de l’ère chrétienne sont bien connues; en Gaule même avec le martyre de Potin et Blandine. Dans les temps actuels avec l’emprise du communisme en URSS. J’avais un cousin chrétien mais qui votait traditionnellement pour les communistes; il était dans les Postes et il ne pouvait pas concevoir qu’il y ait des persécutions de chrétiens en Russie; il pensait que tout était bien là-bas. Jusqu’au moment où sont parus les livres de Soljenitsine et à ce moment là il a commencé à comprendre, avec l’Archipel du goulag, en particulier. Il n’était plus aussi contredisant quand on lui rapportait qu’il y avait des persécutions à l’Est.
Il faut bien se rendre compte que les persécutions on commencé avec le début du christianisme; l’apôtre Paul en parlait et dans les Actes des apôtres au chapitre 14 et verset 22, on lit : « C’est par beaucoup de tribulations qu’il faut entrer dans le Royaume de Dieu».
Être chrétien, c’est merveilleux; il n’y a pas d’expérience plus grande. Cela fait des années que je vogue dans le bateau de l’Évangile et le vaisseau n’a jamais démâté ! Avec le Seigneur nous pouvons toujours continuer à voguer, quelquefois dans les tempêtes, mais le Seigneur est avec nous et nous a fait sortir maintes et maintes fois victorieux des tempêtes, sains et saufs et même enrichis à travers les épreuves.
Quelles sont les causes de la persécution?. Nous venons de lire dans la première épître de Pierre un passage qui souligne que c’est parce que nous avons tout simplement donné notre vie au Christ, que nous sommes ses disciples, et nous lui appartenons. Cette réalité est très forte pour les croyants qui se sont convertis dans les pays communistes, les pays musulmans où un certain Islam persécute les chrétiens; c’est vrai aussi dans les pays bouddhistes et hindouistes; les chrétiens n’ont pas la vie facile partout. Ici, en France, il y a la liberté de conscience, mais si je m’étais trouvé cent cinquante ans seulement quelque part en France, à annoncer l’Évangile sans faire partie d’une Église officielle, si mon auditoire avait dépassé vingt personnes, je me faisais mettre en prison. Et ceci n’est pas ancien, puisque cet état de fait a perduré jusque sous Napoléon III (1852-1870) et même quelques années après le début de la troisième République jusque vers 1875. Et que dire des temps de la Réforme dont nous sommes directement où indirectement les héritiers, nous Protestants; La Chaume et Talmont on été des territoires gagnés par le protestantisme avec une Église réformée; il y eut bien sûr des persécutions, puis à la révocation de l’Édit de Nantes, les protestants ont fui à l’étranger, ont été emprisonnés, voire envoyés aux galères.
Pour nous, notre vie est différente de celle des autres. Dans la première épître de Pierre, au chapitre 4 et versets 3-4 il est écrit: «C’est assez, en effet, d’avoir dans le temps passé, accompli la volonté des païens en marchant dans le dérèglement, la convoitise, l’ivrognerie, les orgies et les idolâtries criminelles; aussi trouvent-ils étrange que vous ne vous précipitiez pas avec eux dans le débordement de débauche et vous calomnient ». Le fait d’être différent: un croyant au IIème siècle, Cyprien qui était évêque de Carthage, écrivait à son ami Donatus : «Nous vivons dans un monde mauvais, Donatus, un monde incroyablement mauvais, mais j’ai découvert au milieu du monde, des gens paisibles et saints qui ont trouvé un grand secret : ils ont trouvé une vie mille fois supérieure à notre vie de péché et sont méprisés et persécutés, mais ils ne s’en soucient pas, ils sont maîtres de leurs âmes, ils ont vaincu la mort; ces gens , Donatus, ce sont les chrétiens et je suis l’un d’entre eux ». Cyprien n’a pas honte de proclamer son christianisme dans un monde de persécution.
Nous appartenons au Seigneur, nous chrétiens; nous pouvons lire encore au chapitre 3 de 1 Pierre aux versets 15-17:
« Mais sanctifiez dans nos cœurs, Christ le Seigneur étant toujours prêt à nous défendre avec douceur et respect devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous et ayant bonne conscience, alors même que là même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ceux qui décrient votre bonne conduite en Jésus-Christ soient couverts de confusion, car il vaut mieux souffrir si telle est la volonté de Dieu en faisant le bien qu’en faisant le mal.»
Il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes, ce que Pierre dit lorsqu’il est arrêté. En face d’une injustice qui nous est faite personnellement quelle attitude nous-mêmes prenons-nous ? Quelquefois nous nous dressons sur nos ergots et ne sommes pas du tout satisfaits parce que nous pensons être victimes d’une injustice. Au Chapitre 3 de 1 Pierre et au verset 9 nous lisons : «Ne rendez pas le mal pour le mal ou injure pour injure; bénissez au contraire, car c’est à cela que vous avez été appelés afin d’hériter de la bénédiction ». Donc, accepter est dur, mais c’est la preuve que nous sommes morts à nous-mêmes et que le Seigneur a transformé notre vie, c’est la preuve que nous appartenons à Jésus. Nous connaissons le témoignage de Martin Luther King; il n’a pas rendu coup sur coup, il a prêché la non violence, lui qui a été assassiné, mais a été jusqu’au bout et il fait partie de la couronne du Seigneur parce qu’il a été fidèle dans ce que le Seigneur lui montrait. Nous n’avons pas à rendre le mal pour le mal; nous avons par là même l’expérience de notre Seigneur : au chapitre 2 versets 21-24 de 1 Pierre nous lisons:
« Et c’est en cela que vous avez été appelés parce que Christ aussi a souffert pour vous montrer un exemple afin que vous suiviez ses traces. Lui qui n’a pas commis de péché et dans la bouche duquel il ne s’est pas trouvé d’injures, maltraité ne faisait pas de menaces mais s’en remettait à Celui qui juge justement, lui qui a porté nos péchés en son corps sur le bois afin que, morts au péché, nous vivions pour la Justice, lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris ».
Nous avons donc l’exemple suprême laissé par le Seigneur. Quel est le but de Satan en persécutant les chrétiens ? Au chapitre 3 et verset 14 de 1P , nous lisons : «D’ailleurs, même si vous souffrez pour la Justice vous seriez heureux, n’ayez d’eux aucune crainte et n’en soyez pas troublés». Satan, lui, veut nous mettre dans la crainte; il veut nous apeurer. Mais les croyants persécutés comme on peut le lire dans le mensuel Portes ouvertes, sont fidèles jusqu’au bout, ne se laissent pas intimider par la crainte : ils savent que le Seigneur les a aimés jusqu’au bout et sont eux aussi prêts à aller jusqu’au bout dans l’obéissance de la foi.
Le Diable voudrait annihiler l’expérience du Saint-Esprit en nous. Satan voudrait détruire la Parole de Dieu, il voudrait interdire l’impression de la Bible, sa diffusion: dans les pays communistes, en Iran, en Libye ou en Arabie Saoudite, la Bible est absolument interdite. Mais, gloire à Dieu, elle pénètre quand même et nous le savons. Satan voudrait couper les chrétiens de la communion fraternelle : on empêche les croyants de se réunir; en Arabie Saoudite, par exemple. Dès qu’une Église clandestine y est découverte, les responsables sont jetés en prison, avec des membres de la communauté. Il y a des emprisonnements, des assassinats : en Irak, quelqu’un qui tenait une librairie Évangélique a été assassiné; il y a aussi des croyants qui sont chassés de leurs maisons. En Chine, dans certaines villes, les chrétiens subissaient il y a encore peu d’années de dures persécutions. Un jour, des policiers entassèrent sur la place publique toutes les Bibles récoltées et tous les ouvrages religieux. Et ils les ont brûlé en obligeant les chrétiens à assister à cette destruction. Mais l’un de ces croyants, profitant d’un moment d’inattention des policiers a arraché du feu une page qui n’avait pas été consumée. Et dès lors, pendant des années, l’Église de cette ville n’a vécu spirituellement que grâce à cette page de la Bible ! Et chaque Dimanche sur la page, les croyants pouvaient lire la promesse faite par Jésus: «Je bâtirai mon Église et les portes de l’Enfer ne prévaudront pas»(Mt 16.18). Ça a été pour les fidèles une merveilleuse certitude qui les a tenus; ils étaient chaque jour exposés à être arrêtés pour leur foi, à subir la prison, la torture et même la mort; mais ils ont persévéré car il y avait en eux cette certitude que le Seigneur a dit que les portes de l’Enfer ne prévaudront pas contre l’Église.
Fidèle : Quel est le sens de l’épreuve que Dieu permet pour les croyant ? au chapitre 1 et au verset 7 de 1P: «Afin que l’épreuve de votre foi plus précieuse que l’or périssable qui cependant est éprouvé par le feu, ait pour résultat la louange et l’honneur lorsque Jésus-Christ apparaîtra». Le Seigneur veut purifier notre foi qui a plus de valeur que l’or pur; et puis nous somme appelés à suivre l’exemple qui nous a été donné par Jésus, suivre ses traces.
Que devons nous faire ? Simplement recevoir du Seigneur des encouragements; les croyants persécutés ne sont pas découragés parce qu’ils sont conscients de l’exemple donné par Jésus. Cet exemple nous sommes appelés à le suivre: au Chapitre 3 Verset 18 de 1P, il est dit : «Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui Juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu, il a été mis à mort quant à la chair et rendu vivant quant à l’Esprit».
Vous comprenez bien que cette épître de Pierre a été écrite dans un contexte d’Église persécutée; il n’a pas fallu attendre : dans les années 60-70 déjà, l’Église était persécutée, et quand on lit les Actes des apôtres, on s’aperçoit même que dès sa fondation, elle a été persécutée puisque Jean et Jacques ont été emprisonnés dans les jours immédiats qui ont suivi la Pentecôte.
Des encouragements encore avec 1P au chapitre 1 verset 4: «Le Seigneur nous a sauvés pour un héritage qui ne peut ni se corrompre ni se souiller ni se flétrir, il vous est réservé dans les cieux». Les croyants persécutés ont l’assurance que le Seigneur les recevra dans les cieux et pour eux il y a cette expérience vivante: Christ est mort pour eux, Christ est ressuscité pour eux, il est monté au Ciel pour eux, Christ les recevra dans la gloire; et pour nous c’est aussi ce à quoi nous sommes appelés.
En 1978 au Zimbabwe, s’est déroulée une atroce tragédie : neuf missionnaires avec leurs enfants ont été tués par de partisans. Mais récemment, une famille Sud africaine au service du Seigneur a donné connaissance des fruits produits par cet épouvantable événement : le chef des partisans, un homme surnommé le Démon de la guerre et avec lui neuf autres membres du groupe initial des 17 partisans, sont maintenant étudiants à l’école biblique du Zimbabwe. Qu’est-ce qui a saisi et impressionné ces meurtriers? C’est ceci : au moment même où le massacre commençait, le missionnaires se sont mis à prier, non pas pour eux mais pour leurs tueurs; et ceux-ci trouvèrent le fait incroyable et à terme, leur vie a été transformée. Quant aux neuf missionnaires qui avaient été tués, ils étaient bien les disciples de Celui qui les avait sauvés et qui avait dit : «Le disciple n’est pas plus grand que le Maître» (Jn).
Pour nous, ne soyons pas découragés; sachons que si nous-mêmes devions subir la persécution, Dieu agirait. Combien de gardes de prisons se sont convertis en Russie par le témoignage des chrétiens qui étaient emprisonnés ? Nous, nous sommes bienheureux par l’Esprit de Christ, car celui-ci repose en nous. Nous avons lu : « Réjouissez-vous de la part que vous avez aux souffrances du Christ afin que vous soyez aussi dans la joie et l’allégresse lorsque sa gloire apparaîtra». Nous n’avons donc pas à être surpris, le Seigneur avait annoncé que nous aurions des temps difficiles. Voilà le témoignage d’une chrétienne qui s’est convertie de l’Islam au christianisme. Elle écrit : «Depuis que je suis devenue chrétienne ma mère s’est vêtue de noir en signe de deuil; même si je suis morte à ses yeux je vis en Christ, et j’aime ma mère et je prie pour elle; la chose la plus importante est la paix que j’ai maintenant dans mon cœur et la présence de chrétiens autour de moi pour m’encourager».
Dans 1Pierre nous avons lu que c’est une grâce de «porter des afflictions par motif de conscience envers Dieu «. On pourrait citer mille témoignages; en voici un : lorsque l’évêque de Madras a visité l’Inde on lui a présenté une jeune esclave qui était un remarquable témoin du Seigneur Jésus. Par sa persévérance à parler de Jésus et son amour des autres, elle avait amenée plusieurs personnes au Seigneur. En la regardant, l’évêque s’est rendu compte que son visage, son cou et ses bras portaient des cicatrices : elle avait reçu plusieurs coups à cause de son fidèle témoignage. Avec des larmes dans les yeux l’évêque lui demanda : «Comment avez-vous pu supporter une telle brutalité?». Un peu surprise, elle répondit : «N’êtes-vous pas heureux de souffrir pour Christ, Monsieur ?». Son humble réponse le toucha et fit sur lui une vive impression.
On demandait un jour à des croyants : «Comment avez-vous fait pour vivre sous la persécution en Russie ?» Leur réponse fut celle-ci : «Nous pensions que c’était tout simplement la vie normale des chrétiens». C’est une leçon éloquente pour nous, chrétiens occidentaux apparemment privilégiés, n’est-ce-pas ?
Les chrétiens persécutés font confiance au Seigneur; ils savent qu’Il est fidèle et que même s’ils ont à souffrir pour la cause de Christ, le Seigneur les bénira. Vous avez peut-être lu des récits de croyants exposés au bûcher durant les guerres de religion, dans la persécution des Protestants : sur le bûcher, environnés de flammes ils chantaient des Psaumes et des cantiques, ils priaient pour leurs bourreaux et faisaient confiance au Seigneur.
Au chapitre 5 et au verset 10 de 1P je lis: « Le Dieu de toutes les grâces qui vous a appelé en Jésus-Christ en sa gloire éternelle après que vous aurez souffert un peu de temps, vous perfectionnera lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables.» . L’épreuve a un sens : nous affermir dans la foi; elle nous donne la possibilité de faire des expériences que nous n’aurions pas faites. Je lisais ces jours-ci, le témoignage d’une femme de Pasteur de notre région qui a connu un temps d’épreuves dans sa santé; mais elle disait: «C’est extraordinaire, j’ai appris quelque chose du Seigneur, c’est un mot que j’ignorais auparavant dont je ne connaissais pas la signification : la sérénité ! «. Une paix sereine. La persécution, nous l’avons vu précédemment dans 1P, aura pour résultat la louange, la gloire et l’honneur lorsque Jésus-Christ paraîtra. Et on devient source de témoignage : voilà ici un croyant qui est le premier converti et le premier Pasteur de sa tribut en Équateur parmi les Quechuas; il dit :» Rien ne me fera retourner en arrière dans la foi; je me remémore l’évangile de Marc qui dit: «Si vous me reniez, face à cette génération pervertie, je vous renierai aussi devant les anges» (Mc 8.38). « Je reste donc ferme; la persécution est si terrible, mais nous continuons à aller de l’avant pour le Seigneur; je ne m’arrêterai pas de prêcher l’Évangile même s’ils me persécutent».
Le croyants sont affermis dans l’épreuve; c’est paradoxal, mais tout l’Évangile est un paradoxe ! Nous sommes pêcheurs voués à la mort mais le Seigneur nous fait grâce si nous nous convertissons et nous nous repentons. Le but de l’épreuve c’est donc de vous faire grandir dans une certaine connaissance de notre Seigneur, connaissance que nous n’aurions pas eue par les chemins de la facilité.
Je vais conclure : les apôtres persécutés étaient dans la joie d’avoir souffert pour la cause du Seigneur. Ils échappaient victorieusement aux lapidations car ce n’était pas encore pour eux le temps de partir dans la gloire, mais ils étaient heureux d’avoir été jugés dignes de souffrir pour le Seigneur.
Nous demandons de ne pas avoir honte de la souffrance, de ne pas avoir honte du témoignage que nous avons à rendre à notre Seigneur Jésus-Christ. Paul disait à Timothée: «N’aie donc point honte du témoignage à rendre à Notre Seigneur ni de moi son prisonnier. Mais souffre avec moi pour l’Évangile, par la puissance de Dieu» (2 Ti 1.8)




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L'église persécutée
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